Le directeur de cabinet de Christine Lagarde, Alexandre de Juniac, à l'Elysée le 5 mars.AFP/BERTRAND GUAY
La commission de déontologie qui contr?le le départ des agents publics dans le secteur privé pour éviter d'éventuels conflits d'intérêt doit se réunir mercredi 15 décembre pour étudier la faisabilité d'une éventuelle nomination d'Alexandre de Juniac, directeur de cabinet de la ministre de l'économie, Christine Lagarde, à la tête d'Areva. L'entourage de M. Juniac a indiqué au quotidien Libération, qui publie l'information lundi 13 décembre : "On veut faire les choses proprement et savoir simplement s'il lui est possible de faire acte de candidature."
La réunion des quatorze membres de cette commission de déontologie, issus des grands corps de l'Etat, s'inscrit dans les termes de la loi de 1993, censée prévenir tout parachutage entre l'administration publique et les entreprises privées. Le texte précise notamment qu'il est "interdit" à un fonctionnaire d'aller travailler dans toute société de droit privé lorsque l'intéressé a eu dans ses fonctions la charge d'en "assurer la surveillance" ou "de proposer directement à l'autorité compétente des décisions relatives à des opérations réalisées par cette entreprise ou de formuler un avis sur de telles décisions".
"UN EXéCUTANT"
Or, au sein du cabinet de Christine Lagarde, c'est précisément Alexandre de Juniac qui a supervisé le dossier de l'augmentation du capital du groupe nucléaire public – qui s'est récemment traduit par l'apport de 600 millions d'euros par le fonds souverain du Koweit. Dans le dossier Areva, le directeur de cabinet de Christine Lagarde "était surtout un exécutant des décisions stratégiques qui étaient décidées à l'Elysée", selon un de ses proches.
Mais à la suite de la polémique autour de la nomination de l'ex-secrétaire général adjoint de l'Elysée Fran?ois Pérol à la tête de Caisse d'épargne-Banque populaire, la commission des lois de l'Assemblée nationale avait adopté en 2009 un amendement prévoyant l'autosaisine de la commission de déontologie pour les cas similaires. Outre celui de M. Juniac, le nom de Denis Ranque, ex-patron du groupe électronique Thales, circule pour la succession de la présidente Anne Lauvergeon, dont la démission est évoquée dans les prochains mois et avant la fin de son mandat en juin 2011.
Priée de commenter cette annonce, la présidence de la République a indiqué lundi que cette "initiative personnelle (...) n'engage(ait) que M. de Juniac".
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